My Brightest Diamond et LadyLike Lily en concert

Le mercredi 28 mars, rendez-vous à L’Alhambra pour la suite du festival Les Femmes s’en mêlent 2012 pour un concert de My Brightest Diamond et de LadyLike Lily.

LadyLike Lily

Ladylike Lily

LadyLike Lily est française et c’est une jeune fille en fleur (comme Lana Del Rey et Lia Ices) qui joue de la folk pop, un peu dream pop. Elle vient de sortir son premier album Get Your Soul Washed. Pour la tournée des Femmes s’en mêlent, LadyLike Lily est seule avec sa guitare électro-acoustique. Elle s’accompagne en samplant sa voix et sa guitare, créant des boucles planantes. Elle manque un peu d’assurance, mais les chansons sont agréables. A suivre donc.

My Brightest Diamond

My Brightest Diamond

Place au spectacle, au vrai ! Ce concert est particulier pour My Brightest Diamond, puisque c’est le seul de la tournée française pour lequel elle est accompagnée d’un ensemble de musiciens français choisis spécialement pour l’occasion. C’est un véritablement petit orchestre qui s’installe sur scène : un violoniste, une altiste, un violoncelliste, un clarinettiste, une flutiste, un trompettiste et un batteur.

Shara Worden arrive sur scène dans une tenue japonisante avec un énorme masque façon « théâtre de Nô » et entame une danse déconcertante. Puis c’est parti pour un concert de haute tenue. Lors de la première partie du set, les chansons sont exclusivement extraites du nouvel album, All Things Will Unwind, composé pour être joué avec des instruments acoustiques. Shara Worden joue également du ukulélé ou de la guitare. Les instruments classiques accompagnés de rythmiques de batterie très modernes (un peu drum and bass, mais sans basse) donne un mélange intéressant qui me fait penser à Björk ou à la musique d’un film d’action.

Après une petite pause, My Brightest Diamond revient avec une surprise : elle monte sur scène avec une tête qui m’est familière, Christine and The Queens. Elles interprètent une chanson de cette dernière : Narcissus Is Back. Le duo vêtu de noir et d’argent est très harmonieux, même si on sent que Christine a les pétoches. Ne t’inquiète pas, Christine : personne ne s’attend à ce que tu aies le même niveau de technique vocale que Shara Worden.

Pour la deuxième partie du set, Shara n’est accompagnée que de son batteur et reprend la guitare électrique pour explorer son répertoire passé, plus rock, comme Dragonfly ou Magic Rabbit. A cela s’ajoutent les reprises préférées de My Brightest Diamond de L’Hymne à l’amour et de Feeling Good.

Le concert aura duré une heure et demie, ponctué de petites anecdotes extrêmement bien contée, de danses rigolotes et d’une grâce sans pareille. Je suis très admirative du professionnalisme de Shara Worden et de son équipe. Oui, on peut faire du rock et être carrés. Oui, on peut être nombreux sur scène sans que ce soit le bordel.

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