Archive for the ‘ Concert ’ Category

En attendant Les Femmes s’en mêlent avec Laura Gibson et Dear Reader

Le mercredi 18 janvier, le festival Les Femmes s’en mêlent propose une soirée de mise en bouche avec l’Américaine Laura Gibson et la Sud-Africaine Dear Reader. Les deux artistes ont chacune un univers pop folk très mélodique et on espère qu’elles sauront le partager sur scène.

Le concert sera au Point Ephémère à Paris à partir de 20 h. Le festival à proprement parler aura lieu du 20 mars au 1er avril 2012.

Plus d’infos sur la programmation du festival Les Femmes s’en mêlent 2012.
Page Myspace de Laura Gibson
Page Myspace de Dear Reader

Les Femmes s’en mêlent 2012 – La programmation

Les Femmes s'en mêlent 2012

La programmation du festival les Femmes s’en mêlent 2012 est annoncée ! Je viens de voir ça sur le site Indiepoprock. Ce très bon site a aussi fait des articles sur The Ting Tings et Sleigh Bells cette semaine. On dirait qu’on a un peu les mêmes goûts.

La 15e édition du festival aura lieu du 20 mars au 1er avril 2012 dans les villes suivantes : Amiens, Ajaccio, Arles, Aubenas, Avignon, Belfort, Bordeaux, Brest, Brive-La-Gaillarde, Clermont-Ferrand, Cluses, Coustellet, Feyzin, Grenoble, La Rochelle, Laval, Lorient, Lyon, Nantes, Paris, Rennes, Riorges, Saint-Lô, Strasbourg, Tourcoing, Tours, Vendôme.

J’étofferai cette page au fur avec des informations sur les artistes et les concerts.

2:54 (Royaume-Uni – pop lo-fi). Voir le clip de Scarlet de 2:54.
Beth Jeans Houghton & the Hooves of Destiny (Royaume-Uni – pop folk)
Britta Persson (Suède – pop)
Christine & The Queens (France)
Class Actress (Etats-Unis)
Comanechi (Royaume-Uni – rock)
Dark Dark Dark (Etats-Unis – pop jazz). Voir le clip de Daydreaming de Dark Dark Dark.
DAT Politics (France – electro clash expérimentale, french touch 2.0)
Dear Reader (Afrique du Sud – pop)
Dillon (Allemagne)
Dum Dum Girls (Etats-Unis – pop rock lo-fi)
Ela Orleans (Pologne/Royaume-Uni)
Giana Factory (Danemark)
LadyLike Lily (France – pop folk)
Laura Gibson (Etats-Unis – folk)
Le Volume Courbe (France/Royaume-Uni)
Lissi Dancefloor Disaster (Suède – electro pop)
Masquer (Suède – electro pop)
Mirel Wagner (Finlande – folk)
My Brightest Diamond (Etats-Unis – pop lyrique)
Still Corners (Royaume-Uni – dream pop). Voir le clip de Eyes de Still Corners.

The Kills en concert à l’Olympia

The Kills à l'Olympia

C’était le 12 novembre, c’est-à-dire il y a près d’un mois, et je n’ai toujours pas parlé du concert de The Kills à l’Olympia. Et pourtant, c’était bien. Peut-être pas la tuerie que l’on m’avait vendue, mais c’était vraiment plaisant.

Je n’ai pas été fan de la mise en scène : l’imprimé panthère, ce n’est pas mon truc et les 4 batteurs, ça m’a semblé un peu prétentieux. Mais j’ai passé un excellent moment grâce aux chansons, qui a mes oreilles sont toutes des tubes : No Wow, Future Starts Slow, U.R.A. Fever, Last Day of Magic, Black Balloon, Cheap and Cheerful, etc. Ils ont joués toutes mes chansons préférées à l’exception de What New York Used To Be. C’est l’avantage d’avoir des chansons courtes, ça permet d’avoir un set dense et de faire plaisir à tout le monde. Lors du rappel, quand Alison Mosshart a entamé The Last Goodbye, nous savions que c’était fini.

Le concert du 13 novembre a été filmé et l’intégralité du concert devrait sortir en 2012.

Le groupe Weekend a joué en première partie. Un groupe recommandable, ma foi, entre shoegaze et new wave, mais en version années 2010, avec des moments My Bloody Valentine et des moments franchement New Order.

Sinon, malheureusement, ça n’a pas changé depuis le concert de Fever Ray : je suis toujours petite et je vois toujours beaucoup de dos pendant les concerts. Il va falloir que je songe sérieusement à me prendre des places sur la mezzanine lors de ma prochaine visite à l’Olympia.

Metronomy en concert à Bordeaux

Metronomy en concert à Bordeaux

Et soudain un inconnu vous offre une place de concert ! Et voilà comment j’ai assisté à mon 2e concert bordelais en allant voir Metronomy le 7 novembre.

Bon, ce n’était pas tout à fait un inconnu, c’était un collègue. Et ce n’était pas tout à fait à Bordeaux, c’était à Cenon, au Rocher de Palmer. Je suis tellement intégrée que j’explore la banlieue maintenant.

Le Rocher de Palmer est une grande salle (1 200 places) qui sent le neuf (ouverte en 2010), mais qui n’est pas désagréable non plus.

Medi et son groupe jouaient en première partie : du rock un peu funk, très seventies. Pas franchement ma tasse de thé, mais c’était parfait pour chauffer la salle.

Quant à Metronomy, pour être honnête, je ne connaissais pas vraiment. Je savais que c’était l’une des révélations de l’année, mais je n’avais écouté que d’une oreille très distraite.

Alors sur scène, ils ont tout fait pour se rattraper. Le leader Joseph Mount (chant, guitare et un peu de claviers), un ours barbu, a enchaîné les superbes mélodies. Oscar Cash (claviers), avec sa mèche de cheveux bien British et sa chemise fermée jusqu’en haut avait un air de faux premier de classe fort charmant. Anna Prior (batterie) est rousse et joue de la batterie. Pas besoin d’en rajouter : je suis déjà fan. La mention spéciale revient à Gbenga Adelekan (basse) : avec son déhanché et son look de hypster (coiffure afro-brosse, pantalon rouge moulant et grosses lunettes), il a assuré l’ambiance dans la salle. Le public nageait dans les ondes positives.

Mais comme je n’étais pas encore convaincue, ils m’ont dédié une chanson. True story.

La vidéo a été prise à Lyon au mois de mai, mais, en gros, c’était ça. Ca sautille bien, non ? A mettre sur votre playlist immédiatement !

Agnes Obel en concert à Bordeaux

Pour mon premier concert bordelais, j’aurai pu tomber plus mal. Je suis allée voir Agnes Obel au théâtre Femina (très belle salle) le vendredi 23 septembre 2011.

Agnes Obel

Daan

En première partie, il y avait un grand type en costume noir, chemise blanche et cravate. Il est arrivé seul sur scène et s’est installé au piano pour jouer de la guitare. Ca aurait dû me mettre la puce à l’oreille : malgré ses airs sérieux, Daan est un clown.

Il a commencé par jouer un morceau assez blues et, avec sa voix de crooner très grave, son look retro et son visage de mec qui a vécu, j’aurais juré qu’il était américain. Je l’imaginais déjà en train de chanter le générique de True Blood (Bad Thing de Jace Everett). Après ce premier morceau, Daan nous a demandé dans un français parfait mais avec un léger accent de deviner son pays d’origine, sachant qu’il avait fait 6 heures de Thalys. Daan n’est donc pas américain, mais belge, ce qui explique peut-être son humour étrange. Il a ensuite joué en samplant la guitare et en jouant du piano par dessus, ce qui a effacé le côté blues pour laisser apparaître des chansons de qualité. A certains moments, Daan se contentait de laisser tourner la boucle de guitare et de chanter en croisant les bras et en nous regardant de son air pince sans rire.

Les paroles en anglais étaient difficilement compréhensibles, ce que je trouve regrettable, car je les soupçonne d’être aussi barrées que leur auteur. Dans la chanson Simple, qui est aussi le titre de son nouvel album, Daan a su être plus accessible dans son texte et il a entreprit de faire chanter le public « abc » et « one, two, three ». Ca rigolait dans la salle, mais nous nous sommes prêtés de bon cœur à l’exercice.

Plus d’infos sur Daan
Site officiel de Daan
Page Myspace de Daan
Daan fait aussi partie du groupe belge Dead Man Ray

Agnes Obel

Le concert d’Agnes Obel – allez, j’ose – était très chouette. Il y avait 3 musiciennes sur scène : Agnes, la Danoise, au piano, Frederique, l’Allemande, au violoncelle et Gilian, l’Ecossaire, à la harpe. Ce trio acoustique marche à la perfection et donne une ambiance intime entre le jazz, le classique et le folk. Le son est d’une qualité incroyable et les mélodies, magiques. J’ai reconnu les perles de l’album : Riverside, Just So… Le trio a aussi joué une chanson traditionnelle écossaise – une chanson triste, comme toutes les chansons traditionnelles écossaises, d’après Gilian.

Contrairement à ce que pourrait laisser craindre la pochette de l’album, Agnes Obel n’est pas du tout froide et austère : elle ne cesse de rire et raconte quelques anecdotes entre les chansons, comme le fait qu’elle n’ait pas encore trouvé de titre pour sa nouvelle composition. Fire ?

La chanteuse explique aussi qu’en étant toutes les 3 de nationalités différentes et en voyageant dans de nombreux pays, elles finissent par être un peu lost in translation, mais elles se conçoivent comme paneuropéennes. Agnes Obel a énormément tourné depuis le succès inattendu de son premier album, Philharmonics, sorti en 2010. Elle est un peu dépassée par les événements et on voit bien qu’elle n’était pas prête à se mettre en avant ainsi. D’ailleurs, le piano est tout à gauche de la scène et ce sont les 2 autres musiciennes qui sont les plus visibles.

Comme elle l’a dit elle-même, le concert est passé comme en un instant. Le public semble avoir été très touché par la prestation et Agnes semblait émue par cet accueil, qu’elle reçoit pourtant partout où elle joue ! Après un « bis », les 3 musiciennes quittent la salle, elles reviennent pour un dernier salut, en s’excusant de ne pas avoir d’avoir d’autres morceaux à leur répertoire…

Plus d’infos sur Agnes Obel
Site officiel d’Agnes Obel
Page Myspace d’Agnes Obel

Phoebe Killdeer, Our Broken Garden et Tearist en concert

Le jeudi 31 mars 2011, j’ai vu Phoebe Killdeer and The Short Straws, Our Broken Garden et Tearist au Divan du monde dans le cadre du festival Les Femmes s’en mêlent.

Phoebe Killdeer & The Short Straws (France – rock). Voir une version acoustique de Looking For A Man de Phoebe Killdeer.
Our Broken Garden (Danemark – pop)
Tearist (Etats-Unis – electro)

Tearist

Tearist est un duo électro de Los Angeles formé de Yasmine au chant et de William aux machines. Leur musique est sombre, expérimentale, punk, new wave. Bref, pas vraiment de la pop. La performance de Tearist est surtout remarquable par la présence de Yasmine : elle danse frénétiquement, n’hésitant pas à se traîner par terre et hurlant dans son micro. Cela m’a rappelé le concert de Duchess Says, vu lors du festival Les Femmes s’en mêlent de l’année dernière. Même si Yasmine est un peu moins hystérique qu’Annie-Claude Deschênes, il y a comme un air de famille.

Tearist en concert

Tearist en concert

Tearist en concert

Tearist en concert

Our Broken Garden

La pop de la Danoise Our Broken Garden contraste avec Tearist : tout en douceur et en mélodie. Ses balades élégantes me bercent un peu. Heureusement, j’ai mon appareil photo pour m’occuper.

Our Broken Garden en concert

Our Broken Garden en concert

Our Broken Garden en concert

Our Broken Garden en concert

Phoebe Killdeer and The Short Straws

Avec l’arrivée de Phoebe Killdeer et de ses musiciens sur scène, la température monte d’un cran. On plonge dans les années 70. Phoebe Killdeer porte un pantalon rouge moulant et une chemise aux manches évasées. Elle danse avec grâce mais énergie, en jouant des petites percussions et sa longue chevelure danse avec elle. Le guitariste, avec sa coupe afro, a des petits airs de Jimmy Hendrix. La voix chaude de Phoebe Killdeer et la performance rock du groupe créent une ambiance torride.

Phoebe Killdeer en concert

Phoebe Killdeer en concert

Phoebe Killdeer en concert

Phoebe Killdeer en concert

Le Prince Miiaou, Jessy Bulbo et The Pack A.D. en concert

Le mardi 29 mars 2011, le festival Les Femmes s’en mêlent nous donnait rendez-vous au Divan du monde à Paris pour une soirée avec Le Prince Miiaou, Jessy Bulbo et The Pack A.D.

La soirée commence pour moi par un show case de Jessy Bulbo dans la boutique Gals rock, à 5 minutes du Divan du monde. Jessy Bulbo est à la guitare folk, accompagnée par un de ses musiciens à la guitare classique. Sans micro, on n’entend pas très bien sa voix, mais cela a suffit à donner une idée de la personnalité délurée de cette Mexicaine. Les guitares acoustiques et la langue espagnole donnent un côté folk aux chansons.

Avant chaque morceau, Jessy Bulbo explique les paroles en espagnol et une des organisatrices de LFSM fait la traduction en français. Les thèmes des chansons sont très sex, drugs and rock’n'roll : une chronique sur sa dépression et les cachets de Valium qu’elle prenait, un hommage à une autre chanteuse mexicaine et une chanson sobrement intitulée « sac de sperme ».

The Pack A.D.

The Pack A.D. en concert

La suite a lieu au Divan du monde avec, pour débuter, le duo de Vancouver The Pack A.D. dont j’avais publié la chanson Crazy récemment. The Pack A.D. reste un duo sur scène : Becky Black chante et joue de la guitare et Maya Miller joue de la batterie. Et c’est tout. Pas de samples, pas de claviers. The Pack A.D. n’est pas fan d’électro, comme le laisse deviner le titre de leur 2e album, We Kill Computers. Cela donne un rock minimaliste et énergique. La voix de Becky Black, grave et puissante, se prête parfaitement au style et donne l’identité au groupe.

Il manque encore aux 2 Canadiennes un peu plus de professionnalisme et quelques tubes pour casser la baraque. Cela viendra peut-être avec leur 3e album qu’elles comptent enregistrer cette année.

Jessy Bulbo

Jessy Bulbo en concert

Je retrouve ensuite Jessy Bulbo. Cette fois, les guitares acoustiques sont oubliées et Jessy Bulbo passe à l’électrique. En plus du guitariste de tout à l’heure, le groupe est composé d’un 2e guitariste et d’un bassiste et la chanteuse joue de la basse.

Au bout de quelques chansons, Jessy Bulbo nous dévoile toute sa folie ainsi qu’une partie de son anatomie. Elle est gênée par sa robe-bustier, qui glisse quand elle danse, et elle enlève son soutien-gorge (ne cherchez pas la logique), nous montrant copieusement ses seins au passage (« c’est pas grave, on est entre nous »). Il faut dire que la pochette de son dernier album, Telememe, est une photo de sa poitrine.

Ça rigole beaucoup sur scène et dans la foule aussi : quelques Mexicains déchaînés confirment que Jessy Bulbo est une vraie star dans son pays. Elle se défonce sur scène, dansant avec sa basse et agitant son abondante chevelure, remontrant ses seins à l’occasion (« je sais que ça vous fait plaisir »), alors que ses musiciens, visiblement habitués à ses frasques, assurent stoïquement leur partie.

Le Prince Miiaou

Le Prince Miiaou en concert

Le Prince Miiaou, tête d’affiche de la soirée, est l’artiste que j’ai préférée des 2 concerts LFSM auxquels j’ai assisté cette année. Le Prince Miiaou, alias Maud-Elisa Mandeau, écrit et joue ses albums toute seule, mais elle est accompagnée sur scène d’un groupe : un guitariste, un bassiste, un batteur. Le Prince Miiaou joue elle-même de la guitare et d’autres instruments improbables. Ah ! L’impro jazzy à la flûte à bec en plastique sur Turn Me Off ! Rien que pour ça, je n’ai pas perdu ma soirée.

Probablement parce qu’elle est habituée à jouer seule, Le Prince Miiaou fait un grand usage des samples. Elle joue avec des boucles de sa propre voix, comme sur Hawaiian Tree, où elle s’enregistre murmurant « je te jetterai des cailloux » et « it’s such a mess out there » et ces samples deviennent des parties de la chanson. Maud-Elisa Mandeau mélange le français et l’anglais dans ses compositions, que l’on sent spontanées et venant des tripes. J’apprécie particulièrement J’ai deux yeux.

Le 3e album du Prince Miiaou, Fill The Blank Of Your Own Emptiness, est sorti cette semaine et elle en a joué de larges extraits. Je le trouve très réussi, à la fois mélodique et expérimental. De la bonne pop, en fait.

Sur scène, Maud-Elisa Mandeau et son groupe créent une ambiance intime, poétique et quand même rigolote. Pour le titre Football Team, Le Prince Miiaou enfile la même tenue que dans le clip : une cape rouge, un bonnet et des lunettes de ski. Après, elle a également à son répertoire d’autres chansons, comme No Compassion Available, qui me mettent franchement mal à l’aise.

Je vous recommande fortement Fill The Blank Of Your Own Emptiness, en écoute sur Deezer.

Des places à gagner pour Phoebe Killdeer, Our Broken Garden et Tearist

De nouveau des places à gagner pour le festival Les Femmes s’en mêlent, cette fois-ci pour la soirée du 31 mars au Divan du monde à Paris.

Au programme :

Le rock brûlant et intimiste de Phoebe Killdeer & The Short Straws.

L’électro lo-fi de la Danoise Our Broken Garden.

L’électro sombre et expérimentale des Américains Tearist.

Pour jouer, envoyez simplement un e-mail avec vos nom et prénom. Ils serviront à récupérer vos places.