Rock en Seine 2010 – Jour 3

Compte-rendu du dimanche 29 août au festival Rock en Seine.

Je commence par une glace gratuite et par les Français de Success. Leurs morceaux de rock electro n’ont rien d’extraordinaires, mais ils sont rythmés et le frontman, Mr. Eleganz, plein d’adrénaline, assure le show. Et parfois, pour un festival, bouger sur scène, c’est plus important que de bonnes chansons (cf. Beirut ci-dessous).

Mais qui sont ces rockeurs sur la Grande Scène avec des lunettes de soleil et ces longues barbes ? On dirait les ZZ Top ! Mais non, c’est Eels et sa bande de légendes du rock blues – dont je n’ai jamais entendu parler. E a concocté un set spécial été avec des reprises de Summer In The City et Summertime et des versions rock et enjouées de ses tubes I Like Birds et Mr. E’s Beautiful Blues. E n’est pas vraiment le bonhomme dépressif que l’on m’avait décrit.

Le concert de Beirut est agréable car ses chansons sont magnifiques, mais ça manque d’énergie, surtout sur la fin, surtout pour la Grande Scène. On est tout de même touchés par les mélodies, les arrangements de cuivres et la voix superbe de Zach Condon qui nous entraine à Nantes ou à Marseille pour des rencontres inavoubles.

Le show des Ting Tings sur la Grande Scène m’a enthousiasmé, mais je suis vendue ! Jules De Martino et Katie White, vêtus de combinaisons de travail rouges, sont seuls sur scène pendant la quasi totalité de leur set. Ils commencent par We Walk, chanson qui me touche à cause du boulot et de la théorie d’Hirschman sur Loyalty, Voice et Exit et « if it all goes wrong, we walk ». Et ça enchaîne les tubes de l’album : Great DJ, Shut Up And Let Me Go, la très bonne nouvelle chanson The Hands, une mini reprise de Psychokiller des Talking Heads et ça se termine sur That’s Not My Name. Il y a tout de même un petit passage à vide au milieu du set. Problème technique ? Pas grave, c’est pardonné. Je suis vendue, je vous dis.

Roxy Music, ça me passe un peu au-dessus. J’ai l’impression de rater quelque chose et je me console en me disant que je suis trop jeune pour comprendre.

C’est la première fois que je vois Arcade Fire sur scène et leur prestation confirme toute l’estime que j’ai pour ces Montréalais. Ils enchaînent des morceaux puissants et magnifiques : Keep the Car Running, Neighborhood #2 (Laika), No Cars Go… Des merveilles de mélodie. Les musiciens s’amusent, échangeant les instruments : Régine Chassagne passe de la batterie, au chant et à l’accordéon. Zach Condon et un autre musicien de Beirut font une apparition sur Ocean of Noise pour jouer de la trompète et c’est magique. Le groupe, comme le public, est prêt à prolonger la grâce, mais le concert est interrompu par la pluie, qui tombe de plus en plus fort, au point que le groupe doit arrêter de jouer pour éviter de s’électriser. Après quelques minutes de pause, Arcade Fire revient pour un dernier morceau, Wake Up, dans une version semi-acoustique où les musiciens chantent en chœur. Le morceau terminé, les spectateurs retournent vers le métro sous la pluie. Et dire qu’il faut retourner bosser demain après ça.

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