Rock en Seine 2010 – Jour 1

Compte-rendu de la journée du vendredi 27 août au festival Rock en Seine.

C’est la première fois que je vais au festival Rock en Seine et c’est l’occasion de voir beaucoup d’artistes que j’apprécie et d’en découvrir d’autres. C’est aussi le moment de croiser 30 000 personnes par jour, d’être noyée sous les flyers et les sponsors du festivals et de se faire saucer. En sortant du métro à Boulogne, il pleut. Ça promet.

Je commence la journée par un petit tour des lieux, histoire de me repérer, et, guidée par la foule, je me retrouve à la Grande Scène où jouent les All Time Low. Ces Américains font un college rock qui rappelle les Blink 182, tête d’affiche de cette première journée de festival. Le groupe est visiblement une bande de potes, qui sont bien contents d’être là et qui passent autant de temps à raconter des blagues qu’à réellement jouer. Lorsque les All Time Low entament leur tube Dear Maria, Count Me In (en fait, la seule chanson du groupe que je connaissais), je commence à me diriger vers la Scène de l’Industrie.

Cela me permet d’entendre la fin du set Roken Is Dodelijk, un groupe pop de Lille. C’était un peu court, mais cela m’a donné envie de mieux les connaître.

J’enchaîne avec le concert des Band of Horses, installés sur la Scène de la Cascade, qui sont tatoués comme des rockeurs, mais qui jouent une pop très douce et mélancolique.

Je retourne à la Grande Scène pour découvrir le travail solo de Kele, leader de Bloc Party. Le monsieur débarque sur scène avec une chemise aux motifs colorés et un bermuda. Il danse comme un fou sur ses morceaux plus électros et plus funk que ceux de Bloc Party, dont il fait tout de même quelques reprises.

Le concert de Foals à la Scène de la Cascade était apparemment très attendu du public, mais il ne m’a pas transcendé. La faute au retour de la pluie ?

Ou peut-être était-ce parce que j’attendais avec impatience le concert de Skunk Anansie, programmé sur la Grande Scène ? Skin et ses acolytes m’avaient impressionnée lors de leur passage à l’Elysée Montmartre en novembre 2009. C’est pourquoi, bien qu’appréciant Beast, je n’ai pas hésité longtemps entre les 2 groupes. C’était aussi fou et aussi fort que la dernière fois. Skin courrait partout et a fait un slam sur la foule. Le groupe a joué quelques morceaux du nouveau album Wonderlustre, dont le premier single, My Ugly Boy, mais s’est surtout concentré sur ses tubes : Twisted, Charity, Hedonism et Charlie Big Potato.

The Kooks, sur la Scène de la Cascade, s’en sont donné à coeur joie, mais de mon côté, je commençais à fatiguer.

N’étant pas attirée par le hip hop old school de Cypress Hill, je suis allée voir du côté de la Scène de l’Industrie qui était ce French Cowboy. Et j’apprends que le groupe est formé de plusieurs anciens des Little Rabbits. J’ai tout de suite un a priori positif. Les French Cowboy proposent un rock blues plaisant, trainant du côté de l’Amérique. Le chanteur raconte des petites histoires et on sent le vieil habitué de la scène, qui sait mettre une ambiance décontractée. On est entre amis ici, on ne se la raconte pas. Le chanteur encourage le public à pogoter, « même si c’est pas franchement les Ramones ».

Les Black Rebel Motorcycle Club sont programmés à la Scène de la Cascade au moment où l’obscurité s’installe. Sur scène, leur rock semble plus sensuel et planant que dans leurs albums, qui dégageait plus d’énergie. Je comprends mieux pourquoi leur son a pu être comparé à celui de My Bloody Valentine.

Les BRMC sont très bien pour finir la soirée et je décide de rentrer tant qu’il me reste des forces. De toute façon, je ne suis pas fan de Blink 182. J’ai tout de même quelques regrets de manquer Underworld.

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  1. 27 février 2012