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Dark Dark Dark – Daydreaming

Dark Dark Dark est un collectif de musiciens venant de Minneapolis, de New York et de la Nouvelle Orléans. Le noyau dur du groupe est formé par Nona Marie Invie à la voix, au piano et à l’accordéon, Marshall LaCount au banjo et à la clarinette, Todd Chandler à la basse et Jonathan Kaiser à la contrebasse et à la guitare.

En écoutant la folk mélancolique de Dark Dark Dark, on pense facilement à Beirut, mais aussi à Arcade Fire, à cause du groupe à rallonge, des instruments acoustiques qui s’échangent entre musiciens, des mélodies très « continentales » (l’accordéon fait tout de suite « Vieille Europe »). Quand les chansons sont centrées sur le piano et des percussions légères, Dark Dark Dark lorgne vers le jazz vocal. J’ai pensé notamment à Fiona Apple et à Sarah Blasko.

Le premier album de Dark Dark Dark, The Snow Magic, est sorti en 2008. Après 2 EP, le groupe revient avec un 2e album, Wild Go, sorti fin 2010.

Daydreaming

Daydreaming est le premier single extrait de Wild Go.

Something For Myself

J’ai eu un coup de coeur pour la chanson Something For Myself, bien que ce soit probablement le titre le plus mélancolique et le plus… sombre.

Dark Dark Dark en concert

Dark Dark Dark a prévu plusieurs dates en France en mars 2011 : Roubaix, Laval, La Roche-sur-Yon, Segré, Toulouse, Bayonne, Niort, Paris, Annecy, Dijon. Le 24 mars à Paris au Café de la Danse. Toutes les dates sur leur site.

Plus d’infos sur Dark Dark Dark

Page Myspace de Dark Dark Dark
Site officiel de Dark Dark Dark
Groupe découvert sur le blog Derrière la fenêtre.

Mes albums préférés de 2010

Difficile de faire une sélection, vu que j’ai écouté peu d’albums en entier et que je n’écoute pas systématiquement tous les groupes à la mode qui se retrouvent dans les tops. Alors voici, non pas les meilleurs albums de 2010, mais tout simplement les albums de 2010 que j’ai préférés et qui m’ont le plus marquée.

1983 de Sophie Hunger, pochette de l'album
1983 de Sophie Hunger
Sophie Hunger a été une révélation pour moi : j’ai été séduite par les chansons, l’univers et la personnalité de la jeune songwriter. J’aime qu’elle mélange la soul et le jazz au rock, j’aime qu’elle chante en parfois en anglais et parfois en allemand. Je suis charmée par sa voix et les arrangements de ses chansons.
Et bien sûr, Sophie Hunger est merveilleuse sur scène. Lire mon compte-rendu du concert de Sophie Hunger à l’Atelier en décembre 2010.
Time For The Devil de John and Jehn, pochette de l'album
Time For The Devil de John and Jehn
C’est au festival Les Femmes s’en mêlent que je dois la découverte du duo français John and Jehn. J’ai été convaincue par l’album Time For The Devil, dont les chansons pop sont très réussies et accrocheuses.
J’ai pu les voir 2 fois en concert en 2010 : au festival LFSM (super) et à la Flèche d’or (assez bien).
The Suburbs d'Arcade Fire, pochette de l'album
The Suburbs de Arcade Fire
Arcade Fire ne s’est pas fondamentalement renouvelé avec l’album The Suburbs, mais que de belles chansons ! Des atmosphères poignantes et lyriques, des textes émouvants et drôles parfois. Voilà un groupe qui n’a pas volé sa place de chouchou du rock indé.
Encore un groupe qui assure sur scène. Lire mon compte rendu du concert à Rock en Seine 2010.
Twin Twin, pochette de l'album
Twin Twin (EP) de Twin Twin
Je ne sais pas si on peut considérer cet EP comme un album à part entière, mais ce serait dommage de faire un best of 2010 sans parler de Twin Twin. Ce fut une surprise que ce groupe qui mélange hip hop, chanson française et électro. J’ai vu le groupe à Rock en Seine et aux 3 Baudets et ce fut les 2 fois un plaisir. Les Twin Twin ont un sens du spectacle et de la mise en scène et donnent des concerts festifs et travaillés. J’ai été emballée par leurs chansons aux mélodies qui donnent envie de danser et aux textes qui donnent envie de rêver.
Body Talk de Robyn, pochette de l'album
Body Talk de Robyn
J’attendais avec impatience l’album en 3 parties Body Talk, successeur du formidable album Robyn de 2007. Le nouvel album est plutôt bon, mais je ne le trouve malheureusement pas aussi original que le précédent. J’ai l’impression que Robyn ose un peu moins et qu’elle ne se renouvelle pas assez. Reste de bonnes chansons que j’ai eu beaucoup de plaisir à écouter.
Lire ce que j’ai pensé des titres Fembot, Dancing On My Own et Hang With Me.
Treats de Sleigh Bells, pochette de l'album
Treats de Sleigh Bells
Avec leur son hip hop, electro et grunge, les Sleigh Bells ont de quoi surprendre. J’ai bien aimé leurs mélodies sucrées sur fond de grosses guitares électriques.
C’est le seul groupe de ma sélection que je n’ai pas encore vu sur scène. Le groupe new-yorkais a prévu quelques dates en Europe en début d’année. Ce sera peut-être le moment de se rattraper. Il seront à Strasbourg le 7 février.
Écouter Crown On The Ground et lire ma présentation du groupe.

Et aussi en 2010

2010 fut aussi l’année des retours attendus, plus ou moins réussis, de plusieurs artistes que j’apprécie : Philippe Katerine, Skunk Anansie, Trent Reznor, Tegan And Sara, Goldfrapp, Alain Chamfort, Massive Attack.

Mes concerts préférés : Sophie Hunger à l’Atelier, Florence and The Machine au Bataclan et le festival Les Femmes s’en mêlent. La programmation du festival 2011 commence à être annoncée. Je vous en reparle bientôt.

Et pour 2011

Des nouveaux albums prévus pour The Do, The Kills, The Ting Tings, Lykke Li et PJ Harvey.

Et je conclus en vous souhaitant une bonne année 2011, pleine de chansons, de découvertes musicales, de concerts et de procrastination sur Internet !

Et vous, quels sont les albums qui vous ont le plus marqués en 2010 ?

Sélection de liens : Arte, fact-checking, Olympe de Gouges

Arte a 20 ans ! (Je dis du bien !)
A l’occasion des 20 ans de la chaîne franco-allemande, l’émission Karambolage a réalisé une vidéo animée qui retrace les débuts d’Arte. Instructif et rigolo.

Le “fact-checking” peine à s’imposer en France (OWNI)
Le « fact-checking » se développe depuis quelques années. Cette pratique journalistique consiste à vérifier par des données concrètes les affirmations des personnalités politiques.

La campagne contre l’abattage rituel : une mobilisation raciste qui nie l’exploitation animale dans tout ce qu’elle a de moderne (La Terre d’abord)
La fête musulmane Aïd el-Kebir avait lieu la semaine dernière. Elle s’accompagne d’un sacrifice rituel d’un mouton (ou d’autre mammifère), qui est fortement critiqué pour des raisons d’hygiène (l’abattage est réalisé à domicile) et du respect des animaux (l’animal est égorgé vif). Une campagne contre ce sacrifice a été mise en place, prétextant le bien être des bêtes, mais est-ce que c’est la vraie raison ?

Pour Olympe de Gouges (Jean Baubérot)
Jean Baubérot nous explique que parler de la question du vote des femmes au moment de la Révolution française n’est pas un anachronisme : cela va à l’encontre de la pensée dominante de l’époque, mais cela n’est pas du domaine de l’impensé.

Une relique pour les seins (Langue sauce piquante)
Un peu d’étymologie autour du soutien-gorge.

La vidéo de The Suburbs de Arcade Fire par Spike Jonze (Attica)
Une vidéo très réussie qui raconte en 5 minutes l’histoire d’un groupe d’adolescents, dans une banlieue, évidemment.

Fever Ray Joue dans le Petit Chaperon Rouge (Magic)
Un film tiré du conte Le Petit Chaperon rouge sortira en 2011. Je ne suis pas convaincue par la bande-annonce, mais on peut y entendre un extrait d’un nouveau morceau de Fever Ray, qui fera une apparition dans le film.

Watch Robyn Cover Prince’s « When Doves Cry » (Pitchfork)
Robyn a fait une reprise de When Doves Cry de Prince pour la chaîne britannique Chanel 4, et, même si c’est enregistré un peu à l’arrache, je trouve le nouvel arrangement très réussi : très années 80 et respectant l’univers de Robyn.

Rock en Seine 2010 – Jour 3

Compte-rendu du dimanche 29 août au festival Rock en Seine.

Je commence par une glace gratuite et par les Français de Success. Leurs morceaux de rock electro n’ont rien d’extraordinaires, mais ils sont rythmés et le frontman, Mr. Eleganz, plein d’adrénaline, assure le show. Et parfois, pour un festival, bouger sur scène, c’est plus important que de bonnes chansons (cf. Beirut ci-dessous).

Mais qui sont ces rockeurs sur la Grande Scène avec des lunettes de soleil et ces longues barbes ? On dirait les ZZ Top ! Mais non, c’est Eels et sa bande de légendes du rock blues – dont je n’ai jamais entendu parler. E a concocté un set spécial été avec des reprises de Summer In The City et Summertime et des versions rock et enjouées de ses tubes I Like Birds et Mr. E’s Beautiful Blues. E n’est pas vraiment le bonhomme dépressif que l’on m’avait décrit.

Le concert de Beirut est agréable car ses chansons sont magnifiques, mais ça manque d’énergie, surtout sur la fin, surtout pour la Grande Scène. On est tout de même touchés par les mélodies, les arrangements de cuivres et la voix superbe de Zach Condon qui nous entraine à Nantes ou à Marseille pour des rencontres inavoubles.

Le show des Ting Tings sur la Grande Scène m’a enthousiasmé, mais je suis vendue ! Jules De Martino et Katie White, vêtus de combinaisons de travail rouges, sont seuls sur scène pendant la quasi totalité de leur set. Ils commencent par We Walk, chanson qui me touche à cause du boulot et de la théorie d’Hirschman sur Loyalty, Voice et Exit et « if it all goes wrong, we walk ». Et ça enchaîne les tubes de l’album : Great DJ, Shut Up And Let Me Go, la très bonne nouvelle chanson The Hands, une mini reprise de Psychokiller des Talking Heads et ça se termine sur That’s Not My Name. Il y a tout de même un petit passage à vide au milieu du set. Problème technique ? Pas grave, c’est pardonné. Je suis vendue, je vous dis.

Roxy Music, ça me passe un peu au-dessus. J’ai l’impression de rater quelque chose et je me console en me disant que je suis trop jeune pour comprendre.

C’est la première fois que je vois Arcade Fire sur scène et leur prestation confirme toute l’estime que j’ai pour ces Montréalais. Ils enchaînent des morceaux puissants et magnifiques : Keep the Car Running, Neighborhood #2 (Laika), No Cars Go… Des merveilles de mélodie. Les musiciens s’amusent, échangeant les instruments : Régine Chassagne passe de la batterie, au chant et à l’accordéon. Zach Condon et un autre musicien de Beirut font une apparition sur Ocean of Noise pour jouer de la trompète et c’est magique. Le groupe, comme le public, est prêt à prolonger la grâce, mais le concert est interrompu par la pluie, qui tombe de plus en plus fort, au point que le groupe doit arrêter de jouer pour éviter de s’électriser. Après quelques minutes de pause, Arcade Fire revient pour un dernier morceau, Wake Up, dans une version semi-acoustique où les musiciens chantent en chœur. Le morceau terminé, les spectateurs retournent vers le métro sous la pluie. Et dire qu’il faut retourner bosser demain après ça.

The Hidden Cameras – Underage

Emmené par le chanteur et front man Joel Gibb, The Hidden Cameras est un groupe de Toronto aux nombreux musiciens, à la Arcade Fire. C’est aussi une petite armée de gens biens élevés (Mild Mannered Army) dixit Joel Gibb, dédiée à la joie et la fantaisie.

La chanson Underage, extraite de Origin:Orphan, le 4e album studio du groupe, est mélodieuse et barrée, comme son clip.

Plus d’infos sur The Hidden Cameras

Page Myspace de The Hidden Cameras
Site officiel de The Hidden Cameras

Fanfarlo – I’m a Pilot

NME compare le groupe anglo-suédois Fanfarlo à Arcade Fire et à Beirut. Hé ben, pareil pour moi ! La comparaison à Beirut est inévitable pour la voix, le type de mélodies et d’arrangements (cuivres et violons sont de la partie).

Sur leur 1er album Reservoir, sorti cette année, la chanson que je préfère est I’m a Pilot, qui n’est malheureusement pas sortie en single, donc pas de clip officiel.

Il y a par contre un clip rigolo pour Outsiders.

Fanfarlo en concert

Fanfarlo sera en concert à La Boule Noire à Paris le 7 novembre dans le cadre du Festival des Inrocks.

Plus d’infos sur Fanfarlo

Site officiel de Fanfarlo