Archive for the ‘ Rock indé ’ Category

Reprises de Everybody Knows

Everybody Knows, la sublime chanson de Leonard Cohen, a fait l’objet de plusieurs reprises plutôt réussies.

Pour commencer, la version originale par le maître Leonard, telle qu’elle apparaît dans la bande originale du film Pump Up The Volume.
Dans ce film de 1990, Mark (joué par Christian Slater) anime une radio pirate. Anonyme, bien planqué dans sa chambre d’ado, ce jeune homme pourtant très réservé raconte tout ce qui lui passe par la tête. Sa liberté de ton et ses provocations valent à sa radio un grand succès dans son lycée. Et c’est le début des emmerdes.

Sur la bande originale de Pump Up The Volume, on trouve à côté de Wave of Mutilation des Pixies une reprise de Everybody Knows par Concrete Blonde. Le groupe de Johnette Napolitano n’a pas fait grand-chose depuis leur première séparation en 1993 : quelques concerts, un best-of… Ce n’est pas grave, ce qui nous plaît chez les Concrete Blonde, c’est justement ce son années 90. Vous pouvez écouter sur le myspace du groupe Heal It Up et Mexican Moon.

Et pour finir, c’est Elizabeth and The Catapult, dont il était question récemment, qui reprend Everybody Knows. La voix libre d’Elizabeth et les percussions travaillées font tout le boulot et c’est réussi. Attention, le son de la vidéo est médiocre.

Everybody knows that the dice are loaded
Everybody rolls with their fingers crossed
Everybody knows that the war is over
Everybody knows the good guys lost
Everybody knows the fight was fixed
The poor stay poor, the rich get rich
Thats how it goes
Everybody knows

Pixies – Here Comes Your Man

Parce qu’il ne fallait pas laisser Adrienne Pauly attendre, parce que je viens de voir 500 Jours ensembleJoseph Gordon-Levitt chante cette chanson tout bourré dans un karaoké et parce que le concert de vendredi était quand même bien sympa, une petite chanson des Pixies :

there is a wait so long
here comes your man

Les Pixies en concert au Zénith

Les Pixies donnaient 2 concerts à Paris cette semaine et j’ai eu la chance d’assister au concert de vendredi.

Les Pixies sur la scène du Zénith

Les Pixies sur la scène du Zénith

Cette tournée des Pixies a pour prétexte les 20 ans de l’album Doolittle. (Sorti en 1989, donc. Je recommande la lecture de cet article de VoxPop sur l’histoire de Doolittle.) Et le groupe a joué l’intégralité des morceaux de l’album, dans leur ordre d’origine, dans des versions aussi courtes que sur l’album, sans faire durer le plaisir. Et sur Doolittle, la plupart des chansons tournent autour des 2 minutes. J’imagine qu’il s’agit d’une trace des influences punk des Pixies.

En prime de Doolittle, il y a eu une dizaine d’autres morceaux, principalement tirés des faces B. Avant chaque morceau, Kim Deal précisait où on en était dans Doolittle, ou que la chanson était une façon B. Du coup, les Pixies ont joué tous leurs hits, à l’exception de Where Is My Mind, ce qui m’a surprise pour une tournée clairement orientée « faisons plaisir aux vieux fans ».

Les Pixies sur la scène du Zénith

Les Pixies sur la scène du Zénith

Les Pixies n’avaient pas l’air mécontents d’être sur scène et ils semblaient s’amuser. Mais ils ne se donnaient pas à fond. Les solos de guitare de Joey Santiago donnaient l’impression d’être simples à jouer, les cris de Black Francis étaient la chose la plus naturelle du monde. Bref, parcours de santé.

Alors, oui, ça sentait un peu la poussière et, oui, ça sentait un peu le réchauffé. Comme quand on allume le chauffage au début de l’hiver et qu’il n’a pas servi depuis des mois. Mais au final, on est bien content qu’il fasse chaud, même si l’air n’est pas très respirable. Mais ça, c’est à cause de la fumée qui a été balancée en fin de concert. En tout cas, je suis contente d’y être allée.

Sinon, je reste sur mon impression de départ : je n’aime pas le Zénith, mais cela reste surmontable. Comme beaucoup de choses.

A proximité du Zénith, à la Villette

A proximité du Zénith, à la Villette

Les morceaux joués vendredi 16 octobre au Zénith :
Dancing The Manta Ray / Weird At My School / Bailey’s Walk / Manta Ray / Debaser / Tame / Wave Of Mutilation / I Bleed / Here Comes Your Man / Dead / Monkey Gone To Heaven / Mr. Grieves / Crackity Jones / La La Love You / No. 13 Baby / There Goes My Gun / Hey / Silver / Gouge Away
Rappel :  Wave Of Mutilation (UK Surf) / Into The White / U-Mass / Vamos / Gigantic
Set list récupérée sur le site Soul Kitchen.

Battant – Radio Rod

Une petite vidéo de Battant, groupe anglais produit par le label français, Kill the dj. Ça se veut d’inspiration new wave et ça s’écoute très bien. Le charme de la chanteuse franco-canadienne Chloé Raunet fait un peu tout le travail.

Le groupe est en concert ce soir à Paris à la Cigale. Des dates sont prévues à Toulon (le 24/10) et à Lille (le 30/10).

The Kills – What New York Used to Be

What easy used to be
What love used to be
What drugs used to be
What TV used to be
What music used to be
What luck used to be
What art used to be
What you used to be

Demain les poulpes – J’habite pas à New York

Hier, je parlais de ne pas habiter à New York et de ne pas faire confiance aux gars qui faisaient du punk et qui jouent maintenant de l’électro. Et, du coup, j’ai pensé à DJ Zebra. Avant de faire des mashups comme Soulwax, il a œuvré comme bassiste et comme chanteur dans plusieurs groupes rock, assez punks dans l’esprit, dont le plus connu est Billy Ze Kick et les Gamins en Folie. Mais si ! Souvenez-vous de Mangez-moi !

Le rapport avec New York ? Eh bien avec le groupe Demain les poulpes, il a commis cette chanson où il se plaint de ne pas vivre à New York, mais… dans un village d’Ille-et-Vilaine. Ce n’est pas brillant, mais ça me faire rire, ce qui n’est déjà pas mal.