Archive for the ‘ Rock indé ’ Category

Emilie Simon, Ebony Bones et The Noisettes à La Musicale

J’ai assisté à l’enregistrement de l’émission La Musicale animée par Emma de Caunes. L’émission sera diffusée le lundi 21 décembre 2009 à 20 h 50 sur Canal Plus.

C’était une émission « spécial filles » avec comme invités : Alicia Keys, Emilie Simon, Ebony Bones, The Noisettes et Imany. On pourrait même dire une émission spécial belles filles car toutes les chanteuses étaient splendides, quoique pour Ebony Bones, je m’avance un peu car c’est difficile de se faire une idée vu l’épaisseur du costume et du maquillage. Le thème aurait aussi pu être New York, comme vous allez le voir.

Alicia Keys

Alicia Keys était la star de la soirée. J’étais surprise de la manière dont elle fut accueillie par la foule en délire, mais, après tout, la demoiselle remplit Bercy. On peut donc s’attendre à ce qu’elle ait quelques fans. Alicia Keys est irréprochable : très professionnelle, généreuse avec le public et foutue comme une déesse (sa robe était euh… décolletée). Mais je ne suis pas fan de sa musique. Alors, oui, j’ai de la sympathie pour son titre Empire State of Mind, qui fait l’éloge de sa ville natale, New York. Mais ça s’arrête là. Passons à la suite.

Emilie Simon

C’est pour Emilie Simon que j’étais là. Elle a chanté Rainbow, Dreamland, Ballad Of The Big Machine et Rocket To The Moon. Elle a assuré, malgré les conditions pas franchement idéales : les gens étaient surtout là pour Alicia Keys et, pendant sa première chanson, la troupe d’Ebony Bones s’installait et cette bande de fous furieux peut détourner l’attention. Emilie Simon a répondu avec un petit sourire timide à Emma de Caunes qui l’interrogeait sur son processus créatif et sur sa nouvelle vie à New York, où elle s’est installée pour écrire son dernier album. Le discours d’Emilie Simon est rodé à présent. Pour ceux qui ont lu ces dernières interviews, en particulier celle accordée aux Inrocks, pas de grandes révélations en perspective.

Ebony Bones

Bien que la musique d’Ebony Bones rappelle celle de Janelle Monae, je n’accroche pas trop. Mais je dois reconnaître que cela vaut le coup d’oeil en live. Ebony Bones était là avec toute sa troupe : 2 choristes, un batteur, un guitariste et 2 cuivres – je n’ai oublié personne ? Tous costumés de façon surprenante avec des imprimés improbables et colorés et des maquillages clownesques. Quant à Ebony Bones, elle disparaissait sous son étrange costume et sous l’énorme perruque frisée. Et quand tout ce petit monde se met à jouer, à chanter et à danser, c’est sacrément impressionnant.

The Noisettes

The Noisettes sont une sensation british et croquante de la blogosphère. Ils ont joué leur tube Don’t Upset The Rhytm et la chanson rétro Never Forget You et c’était bien plaisant. The Noisettes sont emmenés par la sexy Shingai Shoniwa, qui bougeait beaucoup malgré sa longue robe à paillettes. J’ai soupçonné la belle d’être une pote de Skin de Skunk Anansie quand elle a commencé à grimper sur les échafaudages du plateau.

Imany

Imany a été la surprise de la soirée. Je ne connaissais pas l’artiste, mais je connaissais la femme sous le nom de Nadia, en tant que camarade du lycée. Je l’avais complètement perdue de vue et j’ai appris grâce à l’interview d’Emma de Caunes que c’est à New York qu’elle avait disparu. Elle y a chanté dans les bars, mais elle revient en France pour continuer sa carrière de chanteuse. Imany a une superbe voix grave et elle chante ses compos soul et pop accompagnée d’un guitariste. L’ami qui m’accompagnait a avoué que ça lui donnait des frissons… A suivre !

Skunk Anansie en concert à l’Elysée Montmartre

Skunk Anansie en concert

© Rod – Le HibOO

Je n’avais jamais vu Skunk Anansie sur scène et j’espérais qu’ils assureraient. Mais ils ont fait bien mieux : ils ont démonté l’Elysée Montmartre. Skin est une folle furieuse, une boule d’énergie incontrôlable. En plus d’assurer une performance vocale impeccable, très proche des versions studios, Skin bouge. Oh, pas juste trois pas de danse, non. Alors, oui, elle danse, mais aussi, elle grimpe sur tous les amplis, elle slame dans la foule, elle fait l’aller-retour jusqu’à la régie au fond de la salle, elle se met debout, tenue à bout de bras par le public. Et le tout en chantant merveilleusement.

Skin prend toute la place, mais respect aux autres musiciens, qui se la jouent humbles et qui pourtant donnent tout. Ace à la guitare et Cass à la basse ont des partitions très complexes. Le batteur, Mark, est une machine et il a rapidement viré son-shirt. Mais on les oublie vite, conquis par Skin.

Skin était toute de paillettes vêtue, mais, elle aussi, a enlevé plusieurs couches. La salle était à fond, chauffée par les tubes du groupe et les interventions de Skin. Quelques salutations en français et des petites phrases provocs avant de débuter les chansons :

It’s a good thing that we play this new song in Paris, because it’s really all about… sex!

Skin a également commenté la reformation de Skunk Anansie en insistant sur le plaisir que le groupe a à rejouer ensemble. Et franchement, cela se voyait ! Ce plaisir était communicatif et les vieux fans (dont je fais partie) étaient ravis. Skunk Anansie a promis de revenir en France l’année prochaine. On y sera !

Setlist

Selling Jesus / Charlie Big Potato / Because of You / Charity / On Hundred Ways To Be A Good Girl / I Can Dream / I Don’t Want To Kill You / Weak / Brazen / Twisted / Cheap Honesty / On My Hotel TV / Tear The Place Up / The Skank Heads /
Rappel : Hedonism / Squander / Little Baby Swastikkka
Rappel : Secretly

Skunk Anansie, c’est qui ?

Quand j’ai annoncé avec enthousiasme que j’allais au concert de Skunk Anansie, j’ai lu dans le regard d’incompréhension de mes petits camarades que le groupe de Skin n’est pas une référence pour tout le monde. Séance de rattrapage.

Skunk Anansie, c’est… Skin

Deborah Dyer, alias Skin, est la chanteuse charismatique de Skunk Anansie. Une voix très puissante qui grimpe dans les aigus comme si de rien n’était, qui se fait douce parfois, pour être plus ironique et qui exprime toute la rage du groupe. Une silhouette caractéristique : noire, toute en longueur, le crâne rasé.

Et c’est aussi Ace à la guitare, Cass à la basse et Mark aux percussions.

Skunk Anansie, c’est… les années 90

Le groupe a eu une histoire courte et intense : premier concert en 1994, premier album en 1995 et première séparation en 2001.

Il reste trois albums : Paranoid And Sunburnt (1995), Stoosh (1996) et Post Orgasmic Chill (1999)

Les albums de Skunk Anansie

Les albums de Skunk Anansie

Skunk Anansie, c’est… du rock

Oh oui, du bon rock bien énervé, même si certaines de leurs chansons les plus connues sont les plus « douces ». Et du rock politique : les textes parlent de religion, de racisme, de sexualité (Skin est ouvertement bisexuelle). Yes, It’s Fucking Political est le titre d’une de leurs chansons. Skin affirme que le groupe fait du « clit-rock », ce que Allmusic traduit par « un amalgame d’heavy metal et de rage féministe noire ». On pourra reprocher aux chansons « politiques » du groupe d’être très premier degré (« vous les politiciens, vous êtes vraiment très très méchants »).

Skunk Anansie, c’est… des tubes

Mais si, vous connaissez des chansons de Skunk Anansie.

Vous connaissez bien Hedonism ?

Twisted ?


Ou Charity ? C’est moins connu, mais je trouve que c’est une chanson type.

Skunk Anansie, c’est… un best of

Les membres du groupe ont tenté de faire carrière chacun de leur côté et ils sont passés par des moments difficiles. Skin s’est même laissé pousser les cheveux. Mais ces égarements sont oubliés et la famille est réunie. Pour sa reformation, Skunk Anansie sort un best of, Smashes & Trashes, avec 3 inédits.

En voici le contenu :

Charlie big potatoes / I can dream / Hedonism / Tear the place up / Weak / Secretly / Because of you / All I want / Brazen / Twisted / Squander / Lately / Selling Jesus / Charity / You’ll follow me down

Allez, un inédit, Because of You, tout à fait dans l’esprit de ce que faisait le groupe : moment d’intimité avec une jolie mélodie sur le couplet et ça monte en puissance jusqu’au refrain où les guitares et Skin rugissent.

Skunk Anansie, c’est… un concert

Vendredi 20 novembre 2009 à l’Elysée Montmartre. C’est complet, au fait.

Hockey – Too Fake

Juste parce que c’est bon, voici Too Fake, extrait de Mind Chaos, premier album de Hockey, sorti au printemps 2009.

Everybody’s watching
Oh but nobody cares
(Oh wait cause no)
Nobody’s watching
But everybody cares
(Oh whatever I’ll talk to you later)

Look out
‘Cause I’m just too fake for the world
I know it’s just a game to me
I’m just too fake you see
I wish I didn’t have to be but watch out
I got too much soul for the world
It’s breaking my heart in two
I got too much soul for you
I don’t like it but it’s true

Le Festival des Inrocks 2009 commence ce soir

Le Festival des Inrocks 2009 commence ce soir avec une soirée autour du label électro pop Kitsuné. Je n’y vais pas, mais ça n’empêche pas de se tenir au courant.  Au programme, French Horn Rebellion, Two Door Cinema Club et Le Corps mince de Françoise.

French Horn Rebellion

Les French Horn Rebellion sont américains, comme leur nom ne l’indique pas. Ils ont travaillé avec MGMT et font de l’électro pop. Leur tube, c’est Up All Night. Le clip est fait de bouts de ficelles et de tenues rétros, mais ça donne sacrément envie de danser.

Two Door Cinema Club

Je passe rapidement sur les Irlandais de Two Door Cinema Club que je ne connais pas. C’est, semble-t-il, plus rock par rapport à la ligne de Kitsuné.

Le Corps mince de Françoise

Le Corps mince de Françoise, ça a tout pour me plaire. A part le nom, peut-être. Sérieusement, c’est quoi ce nom de groupe, « Le Corps mince de Françoise » ? Je m’attendais à quelque chose comme Grand Corps Malade – pas très Kitsuné. Ou alors du rock français de filles intellos, genre France Cartigny. Mais pas du tout. LCMDF, c’est 3 Finlandaises fans de Peaches, qui me rappellent plein de groupes que j’apprécie : Chicks On Speed, Robots In Disguise ou CSS. Les filles de LCMDF ont des franges horribles et de l’énergie à revendre. C’est effectivement plus dans l’esprit de Kisuné comme son : électro, pop et festif.

Reprises de Everybody Knows

Everybody Knows, la sublime chanson de Leonard Cohen, a fait l’objet de plusieurs reprises plutôt réussies.

Pour commencer, la version originale par le maître Leonard, telle qu’elle apparaît dans la bande originale du film Pump Up The Volume.
Dans ce film de 1990, Mark (joué par Christian Slater) anime une radio pirate. Anonyme, bien planqué dans sa chambre d’ado, ce jeune homme pourtant très réservé raconte tout ce qui lui passe par la tête. Sa liberté de ton et ses provocations valent à sa radio un grand succès dans son lycée. Et c’est le début des emmerdes.

Sur la bande originale de Pump Up The Volume, on trouve à côté de Wave of Mutilation des Pixies une reprise de Everybody Knows par Concrete Blonde. Le groupe de Johnette Napolitano n’a pas fait grand-chose depuis leur première séparation en 1993 : quelques concerts, un best-of… Ce n’est pas grave, ce qui nous plaît chez les Concrete Blonde, c’est justement ce son années 90. Vous pouvez écouter sur le myspace du groupe Heal It Up et Mexican Moon.

Et pour finir, c’est Elizabeth and The Catapult, dont il était question récemment, qui reprend Everybody Knows. La voix libre d’Elizabeth et les percussions travaillées font tout le boulot et c’est réussi. Attention, le son de la vidéo est médiocre.

Everybody knows that the dice are loaded
Everybody rolls with their fingers crossed
Everybody knows that the war is over
Everybody knows the good guys lost
Everybody knows the fight was fixed
The poor stay poor, the rich get rich
Thats how it goes
Everybody knows

Pixies – Here Comes Your Man

Parce qu’il ne fallait pas laisser Adrienne Pauly attendre, parce que je viens de voir 500 Jours ensembleJoseph Gordon-Levitt chante cette chanson tout bourré dans un karaoké et parce que le concert de vendredi était quand même bien sympa, une petite chanson des Pixies :

there is a wait so long
here comes your man

Les Pixies en concert au Zénith

Les Pixies donnaient 2 concerts à Paris cette semaine et j’ai eu la chance d’assister au concert de vendredi.

Les Pixies sur la scène du Zénith

Les Pixies sur la scène du Zénith

Cette tournée des Pixies a pour prétexte les 20 ans de l’album Doolittle. (Sorti en 1989, donc. Je recommande la lecture de cet article de VoxPop sur l’histoire de Doolittle.) Et le groupe a joué l’intégralité des morceaux de l’album, dans leur ordre d’origine, dans des versions aussi courtes que sur l’album, sans faire durer le plaisir. Et sur Doolittle, la plupart des chansons tournent autour des 2 minutes. J’imagine qu’il s’agit d’une trace des influences punk des Pixies.

En prime de Doolittle, il y a eu une dizaine d’autres morceaux, principalement tirés des faces B. Avant chaque morceau, Kim Deal précisait où on en était dans Doolittle, ou que la chanson était une façon B. Du coup, les Pixies ont joué tous leurs hits, à l’exception de Where Is My Mind, ce qui m’a surprise pour une tournée clairement orientée « faisons plaisir aux vieux fans ».

Les Pixies sur la scène du Zénith

Les Pixies sur la scène du Zénith

Les Pixies n’avaient pas l’air mécontents d’être sur scène et ils semblaient s’amuser. Mais ils ne se donnaient pas à fond. Les solos de guitare de Joey Santiago donnaient l’impression d’être simples à jouer, les cris de Black Francis étaient la chose la plus naturelle du monde. Bref, parcours de santé.

Alors, oui, ça sentait un peu la poussière et, oui, ça sentait un peu le réchauffé. Comme quand on allume le chauffage au début de l’hiver et qu’il n’a pas servi depuis des mois. Mais au final, on est bien content qu’il fasse chaud, même si l’air n’est pas très respirable. Mais ça, c’est à cause de la fumée qui a été balancée en fin de concert. En tout cas, je suis contente d’y être allée.

Sinon, je reste sur mon impression de départ : je n’aime pas le Zénith, mais cela reste surmontable. Comme beaucoup de choses.

A proximité du Zénith, à la Villette

A proximité du Zénith, à la Villette

Les morceaux joués vendredi 16 octobre au Zénith :
Dancing The Manta Ray / Weird At My School / Bailey’s Walk / Manta Ray / Debaser / Tame / Wave Of Mutilation / I Bleed / Here Comes Your Man / Dead / Monkey Gone To Heaven / Mr. Grieves / Crackity Jones / La La Love You / No. 13 Baby / There Goes My Gun / Hey / Silver / Gouge Away
Rappel :  Wave Of Mutilation (UK Surf) / Into The White / U-Mass / Vamos / Gigantic
Set list récupérée sur le site Soul Kitchen.