Archive for the ‘ Dream Pop ’ Category

2:54 – Scarlet

On ne sait pas grand-chose sur 2:54, à part que ce sont deux sœurs britanniques, Hannah et Colette Thurlow. Leurs premiers morceaux leur ont valu des comparaisons flatteuses avec PJ Harvey, The XX ou Warpaint.
Leur premier EP, intitulé Scarlet, vient de sortir. Il a été produit par Rob Ellis (PJ Harvey, Nick Cave) et mixé par Alan Moulder (Smashing Pumpkins, Nine Inch Nails).

Je n’ai pour l’instant entendu que le premier single Scarlet, mais je peux vous dire que c’est une petite merveille.

Plus d’infos sur 2:54

Site officiel de 2:54
Page Myspace de 2:54

2:54 en concert

2:54 participera au festival Les Femmes s’en mêlent de 2012. Un concert est annoncé pour le jeudi 22 mars au Point Éphémère à Paris.
Edité le 15/03/2012 : Participation annulée.
Edité le 26/03/2012 : Lire mon compte-rendu du concert de Le Volume Courbe, Christine and The Queens et Ela Orleans.

Azure Ray – Don’t Leave My Mind

Azure Ray, duo de dream pop, n’avait rien sorti depuis 2004 et Maria Taylor et Orenda Fink poursuivaient leur carrière chacune de leur côté. C’est donc avec joie que j’apprends qu’Azure Ray revient avec un nouvel album, Drawning Down The Moon, paru en septembre 2010.

La musique d’Azure Ray est douce, mélancolique et envoutante, elle joue sur les harmonies vocales de Maria Taylor et Orenda Fink et sur des boucles minimalistes.

Don’t Leave My Mind

Don’t Leave My Mind est le premier single tiré de l’album Drawning Down The Moon.

Silverlake

Silverlake est le 2e single, dont les démos avaient enregistrées avec Mark Linkous de Sparklehorse avant sa mort début 2010.

Rise

Et parce que c’est une de mes chansons préférées, je vous propose d’écouter une version en concert de Rise datant d’octobre 2010. Rise figure sur le premier album éponyme d’Azure Ray (2001).

Azure Ray en concert

Azure Ray sera en tournée en Europe en février, mais aucune date n’est prévue en France.

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Site officiel de Azure Ray

Still Corners – Eyes

Still Corners est un groupe basé à Londres, qui joue une dream pop magique dans le style d’Azure Ray. Ils préparent actuellement un premier album pour l’été 2011 (d’après leur interview accordée à Magic).

Je trouve la chanson Eyes magnifique. Il s’agit en fait d’une reprise du groupe américain Rogue Wave. Mais le groupe a écrit d’autres belles chansons à découvrir sur leur page Myspace.

Eyes peut être téléchargé gratuitement sur la page Bandcamp de Still Corners.

Eyes par Still Corners

Eyes par Rogue Wave

Plus d’infos sur Still Corners

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Site officiel de Still Corners
Groupe découvert grâce au blog The Discoverialist.

Nina Kinert – Play The World

Nina Kinert est une artiste suédoise qui faisait des chansons folk et pop. Elle confiait récemment à OWNI Music : « J’étais ce qu’on attendait d’une jeune Suédoise à ce moment-là : une fille, avec une guitare, qui raconte des histoires avec un air grave » (Lire l’interview « Nina Kinert : la Force est avec elle »)

Pour son 4e album, Red Leader Dream, sorti en novembre 2010, Nina Kinert se lance dans un projet bien plus original, puisqu’elle propose un album concept electro et dream pop inspiré de l’univers de Star Wars. Red Leader Dream se veut la musique d’un 7e épisode de Star Wars, se passant sur la planète Tatooine.

Nina Kinert en princesse Leia

Musicalement, ce nouvel album est aussi plus ambitieux. Nina Kinert évoque la féérie de Bat For Lashes sur Moonwalker, la pop d’Alanis Morissette sur Push It ou encore Lykke Li pour la petite voix qui se révèle puissante.

Découvrez le single Play The World.

Nina Kinert en concert

Nina Kinert a participé début décembre au festival ÅÄÖ consacré aux musiques suédoises. Elle était également au festival Les Femmes s’en mêlent en 2009. Et j’ai réussi à la rater. Maintenant, il va falloir aller en Scandinavie…

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Site officiel de Nina Kinert

School of Seven Bells au festival des Inrocks 2010

Le festival des Inrocks 2010 commençait le 3 novembre avec une soirée en partenariat avec la maison de disques Kitsuné. Le concert se déroulait à la Boule noire, petite salle parisienne à Pigalle. Les groupes présentés lorgnaient tous vers l’électro-pop, ce qui n’est pas une surprise de la part de Kitsuné.

Clock Opera

Les Britanniques de Clock Opera sont jeunes, contrairement à ce que pourrait laisser croire leur pilosité – le chanteur a une barbe qui impose le respect. Clock Opera m’a fait penser à Passion Pit, mais en mieux, pour la pop électro maniérée et à Beirut, pour la voix lyrique.

Gold Future Joy Machine

Gold Future Joy Machine est aussi un groupe du Royaume-Uni. Ils ont débarqué à six sur scène. Ils se sont pris pour des rock stars et se sont donnés à fond. Du coup, on joue le jeu et on danse sur leur rock électro, dans lequel j’ai reconnu l’influence de New Order.

School of Seven Bells

Beaucoup de gens étaient venus, comme moi, pour voir School of Seven Bells. Et beaucoup furent comme moi déçus. Le groupe new-yorkais est normalement un trio composé des jumelles Alejandra et Claudia Deheza et de Ben Curtis.

Première déception, Claudia manquait à l’appel (elle a quitté le groupe, il y a quelques semaines à peine). C’est d’autant plus regrettable qu’une grande partie du charme de School of Seven Bells tient dans les harmonies vocales des sœurs.

Deuxième déception, la voix de la chanteuse était inaudible. Pendant les premiers morceaux, nous espérions que la balance allait être corrigée. Certains ont prié l’ingénieur du son de faire quelque chose, mais il a répliqué que la voix était déjà à fond et qu’il ne pouvait pas la monter. Ce n’est pas la première fois que j’attends ce genre de propos. Ne peut-on pas baisser les autres instruments ? Les guitares et la batterie couvraient complètement Alejandra. Je suppose que le son, c’est comme l’entropie, il ne peut que rester stable ou augmenter.

Du coup, les spectateurs ont bien pu profiter des superbes arrangements de guitares, planants à souhait, et admirer la belle Alejandra, qui faisait des mimiques de souffrance : ça ne doit pas être évident de chanter des mélodies aussi complexes sans s’entendre.

School of Seven Bells

School of Seven Bells, c’est encore un groupe new-yorkais et c’est encore un groupe avec un nom à rallonge. L’origine de ce nom est dévoilé par Alley Deheza dans cet article des Inrocks :

Je regardais la télé, tard dans la nuit, et j’ai vu un documentaire qui m’a fasciné. Ça concernait des pickpockets, un gang des années 90 en Amérique du Sud. Ils étaient particulièrement bons, ils avaient un code qui leur était propre, personne ne les soupçonnait, personne ne pouvait les attraper. Et ces gens avaient été formés dans une académie spéciale, dans les années 80. L’école s’appelait la School of Seven Bells – l’un des examens de passage était de voler un objet dans chacune des poches d’une veste en contenant sept et sur chacune desquelles était accrochée une petite clochette.

Les School of Seven Bells font de la dream pop électronique. Les jumelles Alley et Claudia Deheza (qui viennent du groupe On!Air!Library!) et Ben Curtis (qui vient du groupe The Secret Machines) jurent qu’ils n’ont « jamais vraiment écouté les Cocteau Twins » – difficile à croire en entendant leurss harmonies vocales – mais reconnaissent l’influence de My Bloody Valentine. Les morceaux créent des atmosphères douces et planantes avec un son un peu années 90. Les clips d’Half Asleep et de My Cabal, que vous pouvez regarder ci-dessous, invitent aussi à la rêverie.

Alpinisms, le 1er album du groupe sorti en 2008, ressort en version « de luxe » avec quelques morceaux en plus : des démos, des lives, des prises alternatives. Les School of Seven Bells ont prévu 2 concerts en France en décembre : le 8 décembre à L’Aeronef à Lille et le 9 décembre à La Coopérative Club à Clermont-Ferrand. Rien pour les Parisiens…

Half Asleep

My Cabal

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School of Seven Bells