Archive for the ‘ Chanson ’ Category

Mathilde Forget – Les Détours

Mathilde Forget

Originaire de Grenoble, la jeune artiste Mathilde Forget n’a pour l’instant sorti qu’une poignée de chansons, mais il vous suffira d’entendre Les Détours pour être séduits. Citant Benjamin Biolay et Emilie Simon comme ses influences majeures, Mathilde Forget crée des atmosphères fortes où les arrangements minimalistes laissent la place à des textes intimistes.

Les Détours est sur l’EP Le Sentiment et Les Forêts, qui vient de sortir.

Etienne Daho en concert à Days Off

Etienne Daho - Days Off 2014

Le festival Days Off a donné carte blanche à Etienne Daho pour 3 soirs. Au programme : une reprise l’album Pop Satori ; une soirée consacrée aux pop hits de Daho ; et une soirée invités. J’ai eu la chance de voir 2 de ces concerts et voici mes impressions.

Petite précision : je suis une grande fan de Daho (donc un peu conquise d’avance) et l’ai vu de nombreuses fois en concert. Mais pas depuis 10 ans.

Mardi 1er juillet : Pop Satori – Cité de la musique

La première partie était assurée par Yan Wagner. J’ai trouvé que les morceaux manquaient de contraste, les arrangements encore plus franchement électro que sur l’album rendaient les chansons indissociables. Les mélodies ne servent pas suffisamment la belle voix grave de Yan Wagner, ne lui donnant pas l’occasion de faire preuve de beaucoup d’expressivité.

La thématique du concert était assez originale, puisqu’il s’agit de reprendre dans son intégralité Pop Satori (1986), album de la consécration, après La Notte, La Notte (1984), qui fut déjà un succès.

Emotion intense et salle gagnée en un instant quand retentissent les premières notes de Satori Theme. Daho monte sur scène en costard avec des lunettes noires qu’il garde pendant quelques morceaux avant de se rendre compte qu’il aurait dû les enlever.

S’en suit Epaule Tatoo, tube s’il en est, et la soirée est lancée. Les autres chansons phares de l’album sont Tombé pour la France et Duel au Soleil. Mais pour une fan comme moi, il y a d’autres morceaux marquants : Quelqu’un qui me ressemble, Paris Le Flore et même le naïf Mieux que moi.

C’est l’occasion pour Daho de raconter quelques anecdotes sur Pop Satori, de saluer Jérôme Soligny, compositeur de Duel au soleil, ou d’inviter sur scène Arnold Turboust, qui a co-produit l’album et composé une partie des musiques.

Pour le rappel, Etienne et ses musiciens interprètent Soleil de minuit, musique du film Désordre (1986) d’Olivier Assayas, qui aurait dû être sur l’album, et une reprise d’Epaule Tatoo, pour ne pas se quitter trop vite.

Etienne a vieilli. Bien vieilli, sûrement, mais il a vieilli. Sa voix n’était pas au top, même si elle était nettement plus dense et maîtrisée qu’à l’époque de l’album. Daho a eu des problèmes de santé en 2013, qui l’ont obligé à retarder la sortie des Chansons de l’innocence retrouvée. Il bougeait moins sur scène, mais finalement il en fallait peu pour communiquer sa chaleur à un public ravi, car Daho a acquis un puissant charisme au fil des années. On le sent à la fois gagné par le trac (en lui sommeille un perfectionniste) et apaisé, comme s’il rentrait chez lui.

Set list

Satori Theme
Epaule Tatoo
Paris Le Flore
Pop égérie O.
Quelqu’un qui me ressemble
Tombé pour la France
4 000 années d’horreur
Mieux que moi
Pari à l’hôtel
Duel au soleil
Satori pop century
Late night

Rappel :
Soleil de minuit
Epaule Tatoo

Mardi 8 juillet : Tombés pour la France – Salle Pleyel

La salle Pleyel est un choix étrange pour un festival pop et le public assis fut bien difficile à chauffer. Les artistes s’enchainaient sur scène et Lou Lesage passait des morceaux pour assurer les transitions. Cela n’empêchait pas l’ambiance de retomber un peu entre chaque morceau.

Les chansons interprétées piochaient dans la discographie de Daho, celles des invités, mais aussi des artistes qui ont accompagné ses débuts, la génération des « jeunes gens modernes » : Elli Medeiros, Jacno, Daniel Darc, Marie et les garçons, etc.

Parmi les invités, des artistes que Daho a défendus comme Lou Doillon ou Yan Wagner, l’équipe du label Pop Noire (John & Jehn, Lescop), l’ami Dominique A et des musiciens dont je ne connais pas le lien personnel avec Daho, mais dont ils partagent clairement l’univers.

Les artistes défilent sur scène sans commentaire, à part Lou Doillon qui explique son choix de jouer un de ses nouveaux morceaux seule à guitare en disant, que pour remercier Daho, elle a décidé de faire ce qui l’effrayait le plus. C’est sûr que reprendre Tombé pour la France comme Aline récolte bien plus facilement l’adhésion du public. La reprise électro new wave minimaliste de Week-end à Rome par John & Jehn m’a surprise : on ne sentait pas trop le soleil de l’Italie, là. Cela fait néanmoins plaisir de les retrouver ensemble sur scène, car depuis le succès de Savages, le nouveau groupe de Jehn, on pouvait penser que John & Jehn était de l’histoire ancienne. J’ai trouvé The Pirouettes et Perez très intéressants, car ils se réappropriaient habilement l’héritage « jeunes gens modernes ».

Le concert s’achève sur En Surface, interprété par Daho et Dominique A, avec tous les musiciens qui dansent sur scène, ce qui ne colle pas trop avec le sens de la chanson, mais ça fait tellement plaisir de l’entendre que l’on ne s’en plaindra pas.

Ca manquait un peu d’énergie, et c’est dommage que le public ne se soit levé qu’au dernier morceau. C’était un concert OVNI, comme l’a dit Daho, touchant et brouillon, malgré une mise en scène soignée, avec des films magnifiques avec les visages des artistes. Et la coordination musicale d’Edith Fambuena, discrète à la guitare, mais surveillant les aller et venues de chacun.

Ce qui ressort des chansons choisies est le contraste entre des musiciens post-punk, inspirés de la new wave la plus sombre, et les paroles naïves, qui content des bluettes où l’on ose à peine toucher l’autre.

Set list

Lou Lesage DJ Set
François & The Atlas Mountains – Le Grand Sommeil (Etienne Daho)
Aline – Tombé pour La France (Etienne Daho)
Yan Wagner – Les nuits de pleine lune (Elli & Jacno)
Lescop & Etienne Daho – La Ville (Daniel Darc)
Dominique A – Je t’aime tant (Jacno)
Lescop & Calipso Valois – Duel au soleil (Etienne Daho)
Mustang – Je t’ai toujours aimée (Polyphonic Size)
John & Jehn – Week-end à Rome (Etienne Daho)
Lou Doillon – Weekender Baby (Lou Doillon)
The Pirouettes – Le dernier métro (The Pirouettes)
Perez – Une autre fois (Perez)
Poni Hoax – Eddie S. (Etienne Daho)
La Femme & Patrick Vidal – Rien à dire (Marie et les garçons)
Etienne Daho & François & The Atlas Mountains – Les lueurs matinales (Etienne Daho)
Etienne Daho & Dominique A – En Surface (Etienne Daho)

Hôtel Morphée – Dernier Jour

J’ai bien aimé le premier album de Hôtel Morphée, intitulé Des histoires de fantômes et sorti en 2013. Le quatuor de Montréal annonce un nouvel album pour septembre et vient de dévoiler un titre pour leur single Dernier Jour.

Etienne Daho – En Surface

En surface

C’est le magnifique titre En Surface écrit par Dominique A qui est le nouveau single d’Etienne Daho. Le clip, réalisé par Antoine Carlier, réussit la contorsion d’être très sobre et pourtant déconseillé aux épileptiques. On y voit que le temps commence à faire son oeuvre sur l’éternel jeune homme moderne.

En Surface est ma chanson préférée de l’album Les Chansons de l’innocence retrouvée, sorti en novembre dernier. Les paroles mettent en garde contre une légèreté faussement protectrice. L’arrangement, beaucoup plus rock que les autres titres très orchestrés de l’album, est tranchant et vif. La mélodie sied comme un gant à Daho, dont les performances démentent sans cesse les anciennes critiques sur sa voix fluette. Reste le trésor caché de la version alternative de En Surface, chantée en duo avec Dominique A, que l’on retrouve dans l’édition Deluxe de l’album.

Katerine – Patouseul

Katerine nous mijote un nouvel album pour avril, intitulé Magnum.

A suivre…

Si je suis les boulevards,
Je me retrouverai chez moi
Chez moi, tout nu face au miroir
Je jouerai Watertown de Franck Sinatra!

Etienne Daho – La Peau Dure

La peau dure

Un nouvel album d’Etienne Daho est un plaisir suffisamment rare pour être savouré et Les Chansons de l’innocence retrouvée s’annonce comme un bon cru. Tout le monde s’accorde pour célébrer l’influence de l’éternel jeune homme moderne, mais que nous réserve-t-il de neuf ?

Je n’étais pas trop convaincue par ce 2e single La Peau Dure et craignais un album de textes trop faciles. Mais si on oublie le dictionnaire des rimes, les paroles sont touchantes et la mélancolie irrésistible pour une dahophile. Au passage, merci à Jean-Louis Pierot dont on devine la présence dans certains riffs de guitare ou arrangements.

Ma chanson de l’été : Christine and The Queens – Osez Joséphine

Mais je suis en retard pour participer à la radio de l’été des blogueurs ! Hypathie m’a pourtant taguée en juin et je n’ai toujours pas bougé mes fesses. Je recommande d’ailleurs la chanson de Gossip, qu’elle a choisie, Get A Job, qui encourage à bouger ses fesses (et son cerveau) et qu’il faudra que je mette dans la rubrique chansons sur le travail.

Les règles du jeu

La radio de l’été des blogueurs, c’est simple.

Tu choisis ta chanson de l’été (ce qui te plait, pas de contraintes).
Tu fais un splendide article sur ton blog avec :

  • Un lien vers ta chanson de l’été
  • Une copie de la règle du jeu
  • Un lien vers l’article de présentation du jeu
  • Une liste de quelques copains blogueurs que tu souhaites taguer dans cette chaine pour qu’ils participent avec leur propre chanson de l’été.

Ma chanson de l’été

Osez Joséphine par Christine and The Queens à Ouï FM

Après moultes hésitations, ma chanson de l’été sera une reprise ! Mais pas n’importe laquelle. Ah, il faudra le culot et le talent de Christine and The Queens pour oser s’attaquer à la figure sacrée de Bashung. Et elle s’en tire avec les honneurs et beaucoup de grâce.

Cette reprise de Osez Joséphine a été enregistrée dans les studios de Ouï FM.

Et que ne durent que les moments doux…

Les tags

Il est un peu tard pour taguer les copains. Je proposerais bien de nouveau à Les chaussures de Myra Ellen et à Café Langues de Pute, mais vu le vent qu’elles m’ont mis l’année dernière, je vais changer de victimes. Je convie donc Nom de Zeus fabuleux et Le Rose et le Noir à proposer leur grain de sel, mais rien d’obligatoire.

Brigitte Fontaine – Conne

Conne est extrait de l’album Genre humain (1995) de Brigitte Fontaine, monument de la folie française.

Pourquoi Conne est un classique ? Parce que personne d’autre que soi-même n’est à blamer pour son propre malheur. Parce que les participations à Genre Humain d’Etienne Daho, des Valentins et d’Arnold Turboust. Parce que je ne sais pas jouer de la guitare électrique.

Je suis malheureuse
Parce que je suis conne
Et que tout le monde est con
Parce que j’ai raté ma vie