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La playlist d’octobre 2012

Playlist d'octobre 2012

Il paraît que le mois d’octobre est traditionnellement celui avec le plus de sorties musicales. En tout cas, en 2012, on ne s’est pas ennuyés.

Des albums très attendus

L’album de Lescop (France – pop noire en français), dont je ne cesse de faire l’éloge depuis que je l’ai découvert grâce à la programmation du festival Nouvelles Scènes à Niort (comme quoi). La meilleure chanson de l’album reste La Forêt, mais j’ai préféré mettre La Nuit américaine et Le Mal mon ange.

The Haunted Man, le 3e album de Bat For Lashes (Royaume-Uni – pop folk électro) est évidemment grandiose, montrant bien toute la palette de Natasha Khan avec des chansons tour à tour féériques, dansantes et émouvantes.

The Danger of Light, le 3e album de Sophie Hunger (Suisse – pop jazz folk), sorti il y a quelques semaines en Suisse est enfin disponible en France. Je l’ai peu écouté pour l’instant, mais je compte me rattrapper au plus vite. En tout cas, il y a des chansons en allemand, et c’est fort appréciable.

Les autres albums que j’ai écouté en boucle ce mois-ci

Mutual Friends de Boy (Suisse/Allemagne – pop) a fait mon bonheur, car en plus de l’entêtant Little Numbers, ce premier album est rempli de pépites.

The Sticks de Mother Mother (Canada – pop rock), que je vous recommandais tout récemment.

La Onda, l’album vitamine de Naive New Beaters (France – rock électro rigolo), pour supporter les merdes qui arrivent chaque jour.

Halcyon d’Ellie Goulding (Royaume-Uni – électro pop), qui pour les fans d’électro pop passe (et repasse) tout seul.

Et aussi parmi les nouveautés

J’ai quand même jeté une oreille sur Gold Dust, la nouvelle production de Tori Amos (Etats-Unis – chanteuse à piano). Il s’agit d’anciennes chansons réarrangées avec un orchestre symphonique. Encore un moyen de faire casquer les fans, ouais. Le rendu est très proche des chansons originales, avec une interprétation très articulée et pointue. L’orchestre symphonique, c’est sympa, mais son orgue seventies, j’en ai ras-le-bol. Et le tout manque franchement de folie.

Push and Shove de No Doubt (Etats-Unis – pop rock), dont l’album précédant, Rock Steady, date de 2001 !

J’ai accolé les chansons de Mika (Royaume-Uni – pop) et de Doriand (France – chanson), car elles parlaient du même sujet (les bienfaits/méfaits de l’alcool sur la vie sentimentale), avant de découvrir que ces deux-là étaient amis et avaient travaillé ensemble.

L’EP Sex de The 1975 (Royaume-Uni – rock mancunien) devrait être bientôt disponible et on peut écouter en attendant City, un extrait de l’EP Facedown.

Vampiric Way de The Bewitched Hands (France – rock), groupe parfois qualifié de « Arcade Fire français ». Sans aller jusque là, l’album est vraiment bien.

Un nouvel EP de Placebo (Royaume-Uni – rock indé), plus par nostalgie qu’autre chose.

Je ne sais pas qui est Hugh Coltman (Royaume-Uni – pop jazz), mais j’ai bien aimé son album Zero Killed.

Et des chansons pas forcément nouvelles

Un nouvel extrait de l’EP Daughter In The Choir de Meg Myers (Etats-Unis – électro pop).

Et Shakespeares Sister (Royaume-Uni – pop nineties), qui pour le coup n’est vraiment pas une nouveauté, mais ça fait quand même plaisir.

La playlist

Vous pouvez écouter des extraits de la playlist ci-dessous. Et pour les abonnés Qobuz, l’intégralité de la playlist d’octobre 2012 est disponible dans le player et dans le desktop.

A écouter aussi

Playlist de septembre 2012 Playlist de août 2012

Naive New Beaters – Jersey

La Onda, l’album fraichement paru des Naive New Beaters, est un bon remontant pour les coups de déprime et de fatigue de la rentrée. (Au cas où vous en auriez, parce que moi, ça va tellement bien.)

Naive New Beaters en concert

Les Naive New Beaters méritent vraiment d’être vus en live où leur grain de folie devient une vague de n’importe quoi – palmiers inclus. Je les ai vus cet été au festival Fnac live et en 2010 à Rock en Seine et je vous encourage à profiter d’un de leurs concerts de cet automne. Par exemple le 16 octobre à Paris à La Cigale ou le 31 octobre à Bordeaux à l’I-Boat.

Plus d’infos sur Naive New Beaters

Site officiel de Naive New Beaters

Rock en Seine 2010 – Jour 2

Compte-rendu du samedi 28 août au festival Rock en Seine.

La journée commence avec le trio londonien Chew Lips. « Je suis désolée, il pleut », nous dit Tigs, la chanteuse, dans un français très honnête. Vêtue d’un mini-short et de collants noir, Tigs a le look adéquat pour Rock en Seine. Elle s’amuse pendant que les deux autres membres du groupes assurent alternativement les machines, la guitare et la basse. Pas mal de morceaux s’avèrent tout à fait dansables, comme Salt Air ou Karen et les Chew Lips nous font bouger pendant que les nuages disparaissent.

C’est donc au soleil, à la Scène de l’Industrie, que se déroule le set de Viva And The Diva, « super groupe » français. Sur le papier, ça a l’air top, mais je ne suis pas convaincue. La diva, c’est Sir Alice, la chanteuse, qui porte une robe zébrée et gratte une guitare électrique rose. Les Viva And The Diva font rock puissant, sombre, un peu agressif, qui étrangement me fait penser parfois aux Beastie Boys, à cause de la voix androgyne et saccadée de Sir Alice.

Plan B est une bonne surprise. Le show commence par la performance d’un beatboxer invité, qui chauffe le public avec une démonstration impressionnante. Ben Drew, le leader de Plan B, arrive ensuite sur la Scène de la Cascade avec un véritable orchestre : 2 guitares, basse, batterie, claviers, 3 choristes noires. L’ambiance ainsi créée est celle d’une soul blanche rock et funk à la The Commitments, avec des touches de hip hop. Ben Drew a un très bon flow et une voix soul agréable et quand il joue son tube She Said, le public est conquis.

Je doutais l’autre jour de la capacité des Stereophonics à jouer pour un large public, car j’imaginais leurs chansons se prêtant à des atmosphères plus intimistes. Pourtant la foule s’est regroupée autour de la Grande Scène pour entendre quelques tubes : Maybe Tomorrow, Mr. Writter ou Lucky. Kelly Jones enchaîne un set bien rôdé, sans fioritures, et ça manque un peu de personnalisation : finalement, les Stereophonics sont bien un groupe de stade.

J’avais vu les Two Door Cinema Club l’année dernière au festival des Inrocks et c’est avec plaisir que je les retrouve à Rock en Seine. Ils ont de bonnes chansons, mais elles se ressemblent toutes un peu. J’ai reconnu Undercover Martyn, I Can Talk et Something Good Can Work et le reste passe dans un mélange indistinct, mais plaisant, car les Irlandais s’amusent et le public avec eux.

J’ai pu voir le court show case de Twin Twin et c’était formidable. Comme j’ai également vu le groupe en concert récemment, je vous en reparle plus en détails prochainement. Lire l’article sur le concert de Twin Twin aux 3 Baudets.

Le problème de ce festival, c’est que trop de concerts sont programmés en même temps. Ainsi, je n’ai entendu qu’un tout petit bout du concert de Jonsi. Pas assez pour me faire une idée. De même, je ne suis restée que pendant quelques morceaux pour Queens Of The Stone Age, juste le temps d’entendre The Lost Art of Keeping a Secret.

Je quitte l’atmosphère dense et sombre de QotSA pour celle, bon enfant et rigolarde, des Naive New Beaters. Ceux-ci sont précédés d’une réputation de groupe live. Et effectivement, ça s’active sur scène : chaque chanson est accompagnée d’une petite chorégraphie fofolle. Le chanteur raconte des petites histoires en français avec un accent étrange et encourage le public à soutenir les musiciens en formant des coeurs avec les mains.

Le concert de LCD Soundsystem a été un des moments forts de la journée. J’ai découvert récemment que Pitchfork a classé 2 morceaux de LCD Soundsystem dans son top 20 des meilleures chansons des années 2000 : All My Friends (2e) et Losing My Edge (13e). Rien que ça. Et c’est mérité, car les morceaux de James Murphy ont quelque chose de fondamentalement moderne, dansant et mélancolique. Et du coup, on danse au son de 2 batteries et de diverses percussions. C’est tellement bon, de l’électro avec de vraies percussions. Le set commence par Some Girls, passe par les tubes All My Friends et Daft Punk Is Playing In My House, et se termine par New York I Love You, But You’re Bringing Me Down, histoire de me déprimer, avec une mini reprise de d’Empire State Of Mind : « There’s nothing you can’t do, now you’re in New York ».

Si je vous dis « c’est immense, splendide et impersonnel », à quoi pensez-vous ? Comment ça, « les pyramides d’Egypte » ? Je faisais référence au show de Massive Attack. C’était très beau et très bien pour somnoler. Ça tombe bien, c’est l’heure de partir. Bien que fan de Soulwax, je n’accroche pas à leur projet alternatif 2 Many DJ’s et je suis donc rentrée pour un repos mérité.