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The Knife – Heartbeats

Heartbeats est extrait de Deep Cuts (2004), le 2e album du duo suédois The Knife, maintes fois célébré sur ce blog, ainsi que le projet Fever Ray de la chanteuse Karin Dreijer Andersson.

Pourquoi Heartbeats est un classique ? Parce qu’il se dégage de cette chanson une nostalgie terrible. Parce qu’il ne faut pas s’en remettre à une force supérieure. Parce qu’il ne faut jurer de rien. Parce que je n’aime pas voir pleurer mes proches. Parce qu’une bonne chose peut devenir une mauvaise chose qui peut devenir une bonne chose.

Ten days of perfect tunes
The colors red and blue
We had a promise made
We were in love

To call for hands of above
To lean on
Wouldn’t be good enough for me

Fever Ray en concert à l’Olympia

Zola Jesus

La prestation de Zola Jesus, qui était en première partie, n’a pas été à la hauteur de mes espérances. La chanteuse faisait des aller-retour le long de la scène, en se tournant rarement vers le public. Et sa voix, mal assurée, n’avait pas la qualité entendue sur ses morceaux enregistrés en studio. Elle forçait sa voix de gorge pour interpréter des mélodies complexes et était parfois à la limite de la justesse. Je me rassure en me disant qu’elle est jeune et qu’elle a le temps de progresser scéniquement. De toute façon, cette première déception a vite été effacée par la seconde.

Fever Ray

Le concert a débuté par un nuage de fumée qui a envahi l’Olympia, plongé dans la pénombre. Surgissant du brouillard, 2 lasers verts ont été pointés vers le plafond. Des petits abat-jour disposés sur la scène se sont allumés. L’introduction de If I Had A Heart passait en boucle et la tension était présente dans la salle : ça va être génial.

Le morceau commence, mais la salle reste dans l’obscurité. Le deuxième morceau, Triangle Walks, suit, mais on ne voit toujours rien. En fait, les lumières étaient la seule chose que l’on distinguait correctement pendant le show et je me suis demandé pendant un bon moment si Karin Dreijer Andersson était bien sur scène. Elle était en retrait, cachée sous le brouillard et sous un énorme costume et masquée. Ce ne serait pas bien grave si elle communiquait avec le public, mais non : pas un mot n’a été prononcé en dehors des chansons elles-mêmes.

Voilà ce que l’on voyait sur scène d’après le compte-rendu de JBA :
Fever Ray en concert vu par JBA

JBA ne fait probablement pas comme moi 1,60 m, parce que ce que j’ai vu, c’est plutôt ça :
Fever Ray à l'Olympia

Avec la foule, la fumée et l’obscurité, je ne voyais rien. Je me suis donc concentrée sur les jeux de lumière et la musique. Les morceaux, toujours aussi beaux et intriguants, étaient interprétés dans des versions très proches de l’album. Pas de rappel, les lumières se rallument une minute après la dernière chanson.

Les amies qui m’accompagnaient ont été enchantées par l’esthétique du spectacle, ce qui m’a un peu remonté le moral, mais, de mon côté, je n’ai pas accroché.

Fever Ray – Keep The Streets Empty For Me

Fever Ray en concert à l’Olympia, c’est ce soir. Je n’ai pas eu d’échos sur les prestations sur scène de Karin Dreijer Andersson et j’espère qu’elles seront à la hauteur de la musique qu’elle a produit en solo, aussi bien qu’avec The Knife.